Bienvenue dans le monde des futures mamans

J’ai attendu ce moment tellement longtemps que certaines nuits, j’ai l’impression que tout cela n’a été que rêve. Alors je touche mon ventre et je me rassure. Cela est bien la réalité !

Ma réalité, c’est qu’après des années de bataille (cf mes posts précédents içi et ), je suis enceinte.

Pour clore le chapitre PMA, une échographie a lieu afin de vérifier que tout va bien. La mienne a eu lieu à 1 mois et demi environ.

Le fœtus n’a que la taille d’un haricot et le cœur bat à une vitesse folle. C’est beau et émouvant, enfin pour moi !

Et des émotions, nous en avons eu à revendre lors de ce rendez-vous. Une question du médecin a tout chamboulé : « Avez-vous des jumeaux dans la famille? »

Cette question, j’en avais eu réponse quelques jours auparavant lors d’un repas familial où en rigolant, j’avais dit à ma mère « de toute façon, dans la famille, il n’y a pas de jumeaux donc aucune chance qu’il y ait deux bébés puisque mon transfert ne comptait qu’un seul embryon ». Et la réponse embarrassée de ma mère  « Si il y en a. Du coté de ton père. Les derniers c’était les sœurs de la grand mère qui sont jumelles. C’est à peu près, une génération sur 2 »

Donc oui, Mme le Médecin, il y a des jumeaux dans la famille.

Verdict : l’embryon s’est divisé et est devenu 2.

Et là, c’est quand même prendre un sacré coup de massue sur la tête.

Attendre des années, enfin en être là et finalement avoir des jumeaux. Des jumeaux. Des jumeaux. Des jumeaux. Des jumeaux… Je suis restée bloquée sur ces deux mots pendant des heures voire des jours. Et aussi, se poser des tas de questions bêtes, plus ou moins existentielles du type comment vais-je faire pour les reconnaitre ? Et d’autres plus terre à terre, plus financières.

Être enceinte et avoir son 1er enfant chamboule beaucoup de choses. Mais entendre les autres parents en parler c’est tout de même bien flippant. Je pense qu’ils ne se rendent pas compte que l’image principale que beaucoup renvoie ce n’est pas les aspects positifs.

Voir leurs têtes peinées d’apprendre que ce sont des jumeaux couplés au bon courage, profiter bien de vos grasses matinées parce que là avec deux, ça va être encore plus l’enfer. Etc Etc …

Au final, les 1ères semaines n’ont quasiment été que doute et angoisse couplé à la peur de la fausse couche sur le 1er trimestre.

A coté de cela, je m’estime chanceuse. Je n’ai pas été malade, aucune nausée et autres désagréments du début de grossesse (sauf la fatigue extrême). Je n’ai quasiment pris aucun poids (il faut dire que j’ai de bonnes réserves). Je rentre bientôt dans le 6ème mois et je me porte comme un charme. C’est sûr, j’ai des douleurs au dos, certaines nuits sont courtes, se déplacer devient tout doucement fatiguant et difficile mais mon conjoint est au petit soin, il prend à sa charge toutes les taches qui me deviennent difficiles. Mon patron a été des plus compréhensifs, j’ai pu aller à mes rendez vous médicaux (multiplié par deux dans ce cadre) sans me prendre la tête …

Alors, je croise les doigts pour que cela continue ainsi encore 2 mois. Notre objectif est de mener cette grossesse au 8ème mois. En effet, pour des jumeaux, on estime le terme vers la 36 ou 37ème semaine.

Les préparatifs commencent donc. Notre appartement se remplit doucement de bodys, de doudous, … Nous réfléchissons à comment les accueillir, leur faire un coin à eux. Je repère sur internet des pièces pour la décoration et mon board Pinterest Baby & Kid n’a jamais autant été rempli d’image.

Et au final, c’est si proche et si loin à la fois.

baby annonce

PMA, pensées positives et leurs contraires

En commençant la PMA, une foultitude de choses sont revenus à mon esprit. Des choses enfouis, il y a quelques années quand la grossesse ne venait pas, des pensées positives, des rêves de pouponnage, des espoirs de petites patounes courant partout.

Depuis, j’ai repensé à notre appartement, comment accueillir un nourrisson dans cet espace ouvert avec nos séances ciné/séries pendant qu’il ferait un bon dodo sans pour autant sacrifier le son, j’ai envie de déménager, prendre enfin cette maison dont on rêve tant, offrir une vraie chambre à notre demi nous. Sommes-nous réellement prêts à devenir parent ?

Et puis après le transfert de l’embryon (1 seul pour moi, 1ère tentative et âge oblige), c’est l’attente.
Beaucoup de mères disent qu’elles ont ressenties être enceinte avant même le 1er test de grossesse, le ressentir ? What ? A quel moment ? Quelle sensation ? Est-ce que ce n’est pas psychologique tout ça ?

On y pense chaque jour, pas toute la journée mais tous les jours un peu. Chaque matin, je me lèvais et je me disais « allez encore tant de jour ! », « plus que … jours ». L’attente est longue bien qu’elle ne représente qu’une dizaine de jours au final.

Au quotidien, c’est comme être attentive au moindre signe, moindre douleur, moindre signe de nidation, … Je suis consciente que certaines femmes le ressentent d’autres non. Au milieu de tout cela, j’avais pourtant l’impression d’avoir quelques douleurs dans le bas ventre ou au niveau des seins, des piques, … et puis là, retour à la question est ce que ce n’est pas mon imagination ou mon esprit qui s’enflamme pour un rien ? des sensations qui pourraient être habituelles mais qui là se transforment en espoir.

Mon cœur criait que cette fois ci c’est la bonne et ma raison me demandait d’arrêter de m’enflammer.

Cette phase, je pense que toute femme qui veut un enfant la traverse. L’espoir et la déception se confronte au quotidien.

C’est dur et communiquer toutes ses angoisses, impossible. A qui ? à personne car après tout qui pourrait comprendre ? En tout cas, autour de moi, personne ne pouvait comprendre. Les encouragements, les « t’inquiète, ton tour va venir », je les ai trop entendus pour aujourd’hui avoir la patience et la capacité de les entendre à nouveau à ce stade. J’avais juste envie de pouvoir avancer dans le temps et être au jour de la prise de sang et être confronter enfin à la réalité du résultat.

Alors, on attend et l’échec fout une trouille dingues. Comment passer outre, et continuer à vivre avec, encore une fois si le résultat était négatif ? Réellement, il y a un nombre précis de protocole pris en charge par la sécurité sociale mais combien de temps peut t on humainement supporter tout cela. A quel moment dépassons-nous tout cela pour apprendre à vivre et vivre une vie sans enfant ? Comment traverser cela sans briser son couple ? Sans en vouloir à l’autre ? Et arrêter de pleurer à chaque annonce de grossesse ?

Et puis, vient le jour fatidique.

Et là, c’est flipper comme une malade la veille de la prise de sang, avoir mal au ventre de stress, avoir envie de pleurer et se poser des tas de questions existentielles.

C’est différent que de faire un test de grossesse et attendre le plus ou le moins en quelques secondes. J’ai appris la réponse de l’infirmière qui nous a suivi durant ces derniers 6 mois. Mon cœur a bien failli s’arrêter quand j’ai vu son numéro s’afficher et j’ai clairement loupé des battements au moment de l’annonce du résultat.

POSITIF

Ce seul mot a chamboulé ma vie.

Et puis, c’est d’un coup, avoir peur du bonheur après les épreuves traversées, se dire que le chemin est encore long et flipper des prochaines prises de sang, des semaines à venir, de la fausse couche, c’est se dire « et si les prochains résultats sont mauvais ? » « et si tout ne se passe pas bien ? ».

 

Et c’est retrouver un véritable espoir, redonner du souffle à sa vie, croire en un avenir meilleur.

 
C’est finalement ne pas réaliser ce qui se passe.

 

 

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Source : Laboratoire Gallia

Commencer une PMA

Pour faire suite à mon article précédent, les lignes que vous allez lire maintenant sont un texte que j’ai écrit tout au long de mon parcours de PMA. C’est brut, je ne l’ai pas retouché car c’est ainsi que je l’ai vécu et que je veux vous le présenter.

Commencer une PMA :
C’est avoir un flot d informations en 30 secondes et réussir a tout assimiler en 5 millièmes de seconde.
C’est retrouver l espoir de la maternité
Et finalement se dire que 1/3 des couples seulement en ressortent parents et déprimer
C’est penser à changer la capsule de son stylo injecteur toutes les 4 injections
C’est se faire jusqu’à trois piquouses par soir dans le ventre et ne plus savoir où piquer
C’est avoir peur
C’est partager ses espoirs avec son compagnon de route
C’est se demander si on doit congeler ses embryons ou non
C’est accepter de faire parti de l avancée médicale en partageant son dossier (anonymement ou non)
C’est patienter dans des salles d attente avec d autres couples et ne parler à personne alors qu’on est tous la pour la même chose
C’est remplir un dossier administratif long comme le bras
C’est remplir des dizaines de fiole de sang
C’est choisir entre anesthésie locale ou générale
Ou entre FIV et ICSI
C’est regarder l’infirmière piquer une girafe sophie en mousse pour expliquer comment se faire soi même les injections
C’est essayer de penser à réserver sa chambre pour le jour de la ponction
C’est lutter pour ne pas regarder les descriptions des différentes techniques sur internet
C’est vivre les 15 jours les plus long de sa vie
C’est voir le regard des gens compatissants mais qui ne comprendront jamais ce que l’on ressent au fond de nous
Parce que si peu de personne le peuvent
C’est compter les jours, les heures, les minutes, les secondes qui me séparent du jour de la ponction
C’est se dire que l’hypnose est aussi une forme d’anti douleur et pas juste un tour de magie !
C’est se sentir différent des autres parce que nous, on a besoin d’aide
C’est toujours chercher la raison du pourquoi nous !
C’est réfléchir de nouveau à comment accueillir un bébé dans notre petit 2P ultra ouvert
C’est essayer de penser tous les matins a ses vitamines et traitements hormonaux (et le soir aussi)
C’est partir aux aurores pour se rendre aux prises de sang et échographie
C’est monter sur la balance de l hôpital et voir qu il y a un écart entre la leur et la mienne
C’est avoir envie de pleurer au milieu d une salle d attente pleine parce qu on comprend pas ce tel écart de poids entre eux et moi qui peut tout remettre en cause
C’est lutter au quotidien contre la fatalité et la déprime
C’est flipper comme une malade à la 1ère injection
C’est avoir envie d écrire un journal de grossesse et se dire que t’en qu’on est pas sûre d’être enceinte, cela ne sert a rien
C’est louper un appel important pour cause de faux numéro et du coup, ne pas commencer un traitement le bon jour
C’est se demander si un jour la chance reviendra vers moi
C’est faire une piqure qui te brûle tout l’intérieur de la cuisse
C’est déprimer seule dans la salle d attente
C’est avoir peur de l’échec
C’est se rendre à 7h du matin à l’hôpital le jour de la ponction d’ovocytes, être dans l’attente de l’heure fatidique (9h15 pour moi) et ne plus pouvoir reculer
C’est regarder le plafond du bloc, allongé sur la table et les jambes en l’air
C’est maitriser son stress, respirer fortement pour évacuer les piques de douleurs, écouter l’anesthésiste me faire une séance de relaxation
C’est revenir en chambre tranquillement, voir des étoiles et se sentir partir
C’est souffrir, comme l’impression d’avoir fait des abdos 50h de suite
C’est se bourrer d’anti douleurs
C’est dormir, dormir, dormir le lendemain
C’est appeler le laboratoire pour connaître l’heure du transfert de l’embyon le surlendemain

Je m’arrêtes içi pour aujourd’hui car je veux pouvoir regrouper divers autres textes et pensées ensemble sur la finalité de ma FIV.

Je reste à disposition de tous pour répondre à vos questions sur le protocole que j’ai suivi ou tout simplement discuter de cela.

A très vite

Le bouleversement d’une vie

Aujourd’hui, je réunis tout mon courage pour vous parler d’un sujet tabou, à mon sens, et qui a totalement bouleverser ma vision de la vie, de mon futur, …

Quand j’étais ado (et comme beaucoup), je rêvais d’un mari, une grande famille, j’aurais fait le job de mes rêves et je pourrais m’acheter tout ce que je souhaite. La réalité quand on devient adulte est souvent loin de cela.

On a un job qui paye les factures et permet (normalement) de temps en temps de se faire plaisir. On rencontre quelqu’un, on décide de faire sa vie ensemble et donc … de fonder une famille. Dans la plupart des cas bien sûr.

C’est là que le grain de sable ou devrais je dire une montagne se glisse entre les rouages !

C’est dure à dire … dure à exprimer …

Mais mon conjoint et moi avons moins d’1% de chance voire 0 chances d’avoir un enfant de manière naturelle. Nous sommes tous les 2 touchés par des symptômes qui nous en empêchent. Le mien, c’est simple, cela a été un sujet très abordé sur les derniers mois parce que de nombreuses personnalités en ont parlés : l’endométriose.

Je suis touchée depuis l’adolescence mais il aura fallu 20 ans pour que je comprennes et que quelqu’un mette un nom sur les symptômes ressentis chaque mois et ses conséquences. En attendant, cela fait 3 ans que je vois mes amies et connaissances réaliser leur rêve d’enfant, je pleurais de tristesse aux annonces de grossesse parce que moi, je n’y arrives pas.

Apprendre que nous étions stérile à bouleverser ma vie, notre vie. On a pleuré ensemble. On a laissé la possibilité à l’autre de partir. Mais on décidé de continuer sans grief l’un envers l’autre, ensemble, soudé, plus que jamais …

Ainsi, par ces quelques lignes, je veux introduire le sujet que je publierais bientôt : la PMA, la procréation médicalement assistée, qui a été l’étape suivante.

Je pense qu’il important de partager ce type d’expérience et donner une autre vision, de montrer les difficultés, les joies, les étapes et le reste.

A dans quelques jours, le temps de finaliser mon article.

Bon week-end à tous

Hello, Hello

Bien … Je doute qu’il y ai encore du monde par içi. 5 mois se sont écoulés, j’ai bien essayé de publier en avril mais … la preuve est que non au final !

Pas mal de chamboulement dans ma vie sur les derniers mois, enfin un grand chamboulement mais avant d’en arriver là, réussir à en parler etc… Je voulais juste renouer le contact en ces 1ers jours d’été.

J’ai envie d’un nouveau manifesto pour les mois qui viennent, de prendre le temps de revenir par içi et partager de nouveau avec vous, me remettre à scrapper, …

Alors à très vite (cette fois, je n’en doute pas)

Au revoir magie de Noel

Disney et sa magie de Noël. J’aime ce parc, son ambiance. Je suis encore une enfant qui se réjouit de chacune de ses visites là bas. Et hier, jour de mon anniversaire, j’ai profité en solo des dernières heures de magie de Noël à Disneyland avant sa fin aujourd’hui.

Je profite de ce 1er article de 2016 pour vous présenter tous mes meilleurs vœux.

Et vous dire merci d’être là, malgré mon inconstance à écrire 🙂

 

Des bisous